Nouvelle nuit sous couvre-feu
Couvre-feux reconduits.
· N° 4

Mardi soir, les rideaux de fer sont tombés avant la nuit. Des quartiers de Paris, Lyon, Bordeaux et Nice ont de nouveau vécu sous couvre-feu, et l’interdiction de manifester dans certains secteurs parisiens court jusqu’à 6 heures mercredi. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, y voit son remède : les couvre-feux « ont contribué au calme de cette nuit », écrit-il sur X.
La justice, elle, va vite. 149 personnes sont incarcérées et 800 déférées, et Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, annonce de la prison ferme pour des inconnus de la police, quand des spécialistes appellent à la prudence.
« ont contribué au calme de cette nuit »Sébastien Lecornu, Premier ministre, sur X mardi matin
Le commissaire qui dit non
Reste le coupable. Depuis le 1er octobre, le gouvernement voit dans le mouvement lycéen une « manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l’ultragauche ». Mediapart cite un commissaire du renseignement à qui l’on demanderait d’écrire cette thèse, « objectivement faux » selon lui. « C’est faux », répond Lecornu ; Manuel Bompard, de LFI, saisit la Cour de justice de la République contre Laurent Nuñez.
Mercredi, Matignon reçoit les syndicats ; jeudi, les partis. Entre les deux, un samedi que tout le monde redoute. Un pays peut-il retrouver le calme en cherchant d’abord qui accuser ?
D'après Le Monde politique, France 24 et RFI