Moins de casse, plus d’interpellations
Entre 410 000 et 800 000 personnes ont défilé samedi contre la vie chère, sous interdictions et parcours imposés.
· N° 7

Porte d’Italie, 14 heures. Le cortège parisien s’élance sur un parcours imposé par la préfecture. Une pancarte donne le ton : « Éteignez vos télés, regardez la réalité, réveillez-vous ». À Paris, 110 000 personnes selon la préfecture de police, 250 000 selon la CGT ; en France, 410 000 selon l’Intérieur, 800 000 selon le syndicat.
Lyon et Marseille sous le gaz, Cherbourg dans le calme
Interdite de 10 heures à 23 heures, Lyon a vu défiler 10 000 personnes selon la préfecture, 36 interpellations et 22 blessés, dont 18 policiers et gendarmes. À Marseille, 17 000 ou 100 000 manifestants selon qui compte, 51 interpellations, trois commerces pillés. À Cherbourg, à Nantes ou dans le gros du cortège parisien, pas un heurt.
« Les cortèges se sont bien passés »Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, samedi soir
Le ministre satisfait, la rue reprend date
Dimanche, l’Intérieur a arrêté le bilan à 1 314 interpellations, 53 policiers et gendarmes blessés, 24 commerces pillés. Laurent Nuñez impute les heurts à des groupes détachés des défilés. Gilets jaunes le 31 octobre, intersyndicale le 5 novembre. Une semaine de répit, ou une de plus ?

D'après Le Monde politique, Le Parisien Paris et Courrier international