Mardi 27 octobre 2026 · N° 8

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L’édito

France

Les artistes prennent parti

SCH ce week-end, Bad Bunny au Super Bowl, Eminem face à Trump : des voix qui remplissent des stades choisissent de ne plus se taire.

· N° 8

SCH à Paris, 2022
SCH à Paris, 2022 · Chabe01 · CC BY-SA 4.0

Marseille, dimanche. Dans une story Instagram, SCH se dit « fier de voir que la majeure partie de notre jeunesse a une conscience politique », rappelle que « la violence a une origine, elle n’est jamais gratuite », puis se tourne vers les vitrines : « Mon soutien va aussi aux commerçants victimes de dommages collatéraux. » Un rappeur qui parle aux deux camps.

Trois voix, trois pays

Il n’est pas seul. Le 8 février, Bad Bunny a chanté la mi-temps du Super Bowl entièrement en espagnol, entre bananiers et casitas, avec une phrase à l’écran : « La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour ». Une semaine plus tôt, aux Grammys, il avait lancé « ICE out » ; en septembre, il avait renoncé à toute date aux États-Unis, « très inquiet » que ses fans soient menacés d’expulsion. Et cette semaine, les réseaux ressortent Eminem face à Trump, dans Billboard en 2018 : « Si je perds la moitié de mes fans, tant pis. »

« La violence a une origine, elle n’est jamais gratuite »SCH, story Instagram, ce week-end

Personne ne leur a demandé

Nous entendons l’objection : un artiste n’est pas élu. C’est vrai. Mais ces trois-là ne donnent pas de consigne de vote. Ils disent d’où ils viennent et acceptent d’en payer le prix en public. Nous préférons des artistes qui parlent à des artistes qui vendent. Qui, à part eux, parle encore aux deux côtés de la vitrine ?

Harry Kane, Ballon d’Or 2026, lundi soir à Londres
Harry Kane, Ballon d’Or 2026, lundi soir à Londres · AFP, via Le Monde · capture vidéo

D'après La Preskription, Billboard, NBC News et Al Jazeera

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