Lundi 2 novembre 2026 · N° 12

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France

Ce que la rue nous dit

Samedi, 320 000 personnes selon l’Intérieur, près de 500 000 selon les organisateurs, ont marché au calme. Nous y étions. Des fleurs à Guéret, des listes sur du carton, et une semaine qui commence ce matin.

· N° 12

Le lycée Condorcet, à Paris
Le lycée Condorcet, à Paris · Philippe Alès · CC BY-SA 3.0

Nous avons traversé le cortège parisien samedi, entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton. Plus calme qu’il y a huit jours, plus calme que ce qu’on en a montré le soir. Le ministère a compté 291 cortèges et 320 000 personnes, dont 70 000 à Paris, 22 % de moins que le 24 octobre ; les organisateurs disent près de 500 000. À Guéret, on a offert des fleurs aux commerçants.

779
interpellations dans la nuit de samedi, 1 435 il y a huit jours

Deux journées en une

Ce qu’ils disent tient sur du carton, et c’est la même chose depuis trois semaines : des places, des profs, des salaires, manifester sans LBD. La nuit, elle, a eu ses petits groupes : 779 interpellations, 159 policiers et gendarmes blessés, 36 commerces abîmés, 3 pillés. À Paris, un engin incendiaire a brûlé six gendarmes d’une même unité ; le parquet enquête pour tentative d’homicide. Deux journées en une. Laquelle avez-vous vue ?

Lundi, mardi, jeudi, samedi

Ce matin, les Lycéens ! bloquent ; demain, lycées et facs ferment pendant que l’Assemblée vote le budget ; jeudi, tous les syndicats sauf la CFE-CGC appellent à la grève, le privé sous contrat compris, une première ; samedi, l’acte IV. Le gouvernement veut appaiser. Entre ceux qui marchent et ceux qui comptent, qui prend le temps d’écouter ?

D'après Ministère de l’Intérieur, Le Parisien, Europe 1 et France 24

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