France
Deux budgets, deux impasses
Lundi, Bart De Wever a remis sa démission au roi Philippe, faute d’accord sur le budget belge. À Paris, le vote solennel des recettes prévu ce mardi n’aura pas lieu : le texte est jugé caduc. Et Bruxelles, elle, a déjà partagé 2 000 milliards.
· N° 13

Bart De Wever, le Premier ministre belge, est entré au Palais lundi matin avec sa démission : pas d’accord sur le budget, bloqué au Parlement. Le roi Philippe l’a reçue sans l’accepter, a appelé au compromis et consulte depuis ce mardi matin. À Bruxelles, la presse passe en revue les scénarios ; aucun ne tient en une phrase.
Le roi reçoit, sans accepter
À Paris, le même lundi soir, l’Assemblée a voté, dans un hémicycle clairsemé, des baisses de TVA qu’elle sait provisoires. Le marathon des recettes n’est pas fini, et le vote solennel de ce mardi est annulé : réécrit par les amendements, le texte est devenu « caduc et incohérent », écrit Le Monde. Restent le 49.3, qui fait passer un texte sans vote, ou les ordonnances.
Un vote pour les archives
Plus à l’est, un pays a su dire oui. Dimanche, la Bulgarie a élu Iliana Iotova présidente, haut la main, première femme à ce poste, partisane du dialogue avec Moscou face à un adversaire pro-européen. Sofia a un chef d’État, Bruxelles cherche un gouvernement, Paris cherche un budget.
Deux pays, deux budgets, la même scène : un Parlement qui n’arrive pas à dire oui. La Commission européenne, elle, a déjà découpé son gâteau 2028-2034 : 2 000 milliards d’euros, 48 % aux plans nationaux et régionaux, 23 % au Fonds de compétitivité, 11 % à l’Europe dans le monde, 3 % à Erasmus+, ci-dessous. Un maire belge et un maire français bouclent pourtant le leur pour janvier. Qui, de la rue ou de l’hémicycle, décide ce qu’on paie l’an prochain ?
D'après Le Monde, Le Soir, VRT, LCP et Touteleurope.eu