Lundi 19 octobre 2026 · N° 2

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La France qui bouge

France

La liberté de manifester ne casse pas

Samedi, la France a marché contre la vie chère et pour l’école. Le soir, d’autres ont cassé. Ce ne sont pas les mêmes, et ce n’est pas le même sujet. C’est la liberté de manifester.

· N° 2

Jorge Jaramillo
Jorge Jaramillo · CC BY-SA 4.0

Samedi, j’ai traversé Paris à vélo. Près de la place de la République, l’odeur du gaz lacrymogène restait dans l’air, et j’ai dû faire des détours pour avancer. Je ne me suis pas fait agresser. J’ai vu une ville tendue, pas une ville en guerre. À Paris, un manifestant est mort d’un malaise, selon Le Parisien et France 24.

La liberté d’abord

Manifester est une liberté garantie par la Constitution (déclarer ?). Elle s’exerce sans casse et sans violence, et c’est ce qu’ont fait les cortèges, partout en France, du lycéen au retraité. Les casseurs se sont invités en fin de journée. Ils sont là à chaque grande manifestation. Ce sont des groupes qu’il faut identifier et arrêter, c’est le travail de la police et de la justice.

« C’est maintenant ou jamais. »Nydal, 23 ans, sa première manifestation

Ne pas tout mélanger

Les vitrines brisées, les incendies et les interpellations ne disent rien des centaines de milliers de personnes qui ont marché. Mélanger les deux, c’est effacer leur message. L’amalgame marche dans les deux sens : un casseur ne représente pas les manifestants, un policier violent ne représente pas tous les policiers.

Aujourd’hui, l’humain doit reprendre une place centrale dans la société. La rue reste l’un des rares endroits où l’on se compte, où l’on se parle, où l’on se voit. C’est ce que les lycéens d’Aix-en-Provence, de Lyon ou de Paris sont venus chercher samedi. Qui retiendra la colère de ceux qui ont marché, si l’on ne regarde que ceux qui ont cassé ?

D'après Le Parisien Paris et RFI

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