Paris
La Chine lâche Mbappé
Une plaisanterie sur un mème le comparant à Mao Zedong coûte mardi à Kylian Mbappé trois contrats chinois et la diffusion de ses matchs.
· N° 9

Tout part d’un extrait de l’émission The Bridge, ressorti ce week-end. On demande à Kylian Mbappé le mème sur lui qui l’a le plus fait rire. Il cite un montage qui colle son visage sur celui de Mao Zedong, « un dictateur chinois, je crois ». En Chine, la phrase tourne en quelques heures.
Trois marques, une télévision
Mardi, trois marques qui utilisaient son image, Dongpeng (boissons), Mengniu (lait) et Milkground (fromages), annoncent dans les mêmes termes la rupture de leurs contrats, « tolérance zéro » envers tout propos qui « heurte les sentiments nationaux ». China Media Group, qui chapeaute la télévision CCTV, suspend la Liga et retire les publicités où il apparaît. La Liga « regrette profondément » l’offense faite aux supporters chinois.
Désolé en trois langues
Dans la soirée, le joueur envoie à l’AFP un communiqué en français, en anglais et en mandarin. Il parle de propos « maladroits », se dit « sincèrement désolé » et assure de son « profond respect » le peuple chinois. Pékin rappelle que de tels propos se heurtent au « rejet partagé » de la société chinoise. Un mot sur un plateau, trois contrats perdus. Combien pèse une phrase à Pékin ?
