À huit ans, un sur trois
Ils ont entre 8 et 11 ans. 11 200 d’entre eux ont répondu à l’Éducation nationale : un écolier sur trois dit avoir subi au moins une forme de violence sexuelle à l’école. Les plus petits sont les plus touchés.
· N° 10
Un élève de CE2 a huit ans. Il apprend les tables de multiplication et perd ses dernières dents de lait. Quatre sur dix disent avoir subi une forme de violence sexuelle à l’école. L’Éducation nationale a interrogé 11 200 élèves du CE2 au CM2 sur l’année 2024-2025 : un tiers déclare au moins une forme de violence sexuelle, pour l’essentiel des tentatives de baiser forcé ou quelqu’un qui les regarde aux toilettes. Deux sur dix, 22 %, disent qu’on a essayé de les embrasser ou de les toucher.
Les plus petits d’abord
Les coups aussi frappent d’abord les plus petits. 35 % des CE2 disent avoir été frappés, 27 % des CM2. L’enquête ne dit pas l’âge des auteurs, et filles et garçons se déclarent touchés dans des proportions proches. Ce sont des mots d’enfants, recueillis par questionnaire, et c’est leur force : personne n’a parlé à leur place.
Des mots d’enfants
Trois ans plus tôt, la première enquête nationale sur le harcèlement comptait 5 % d’écoliers harcelés. On ne mesurait pas la même chose. La question, elle, n’a pas changé. Qui écoute un enfant de huit ans quand il lève la main ?
D'après Éducation nationale et HugoDécrypte