Jeudi 29 octobre 2026 · N° 10

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France

À huit ans, un sur trois

Ils ont entre 8 et 11 ans. 11 200 d’entre eux ont répondu à l’Éducation nationale : un écolier sur trois dit avoir subi au moins une forme de violence sexuelle à l’école. Les plus petits sont les plus touchés.

· N° 10

« Pas maintenant, Julien, je lis l’enquête sur les violences à l’école. »
« Pas maintenant, Julien, je lis l’enquête sur les violences à l’école. » · Dessin filou d’actu · droits réservés

Un élève de CE2 a huit ans. Il apprend les tables de multiplication et perd ses dernières dents de lait. Quatre sur dix disent avoir subi une forme de violence sexuelle à l’école. L’Éducation nationale a interrogé 11 200 élèves du CE2 au CM2 sur l’année 2024-2025 : un tiers déclare au moins une forme de violence sexuelle, pour l’essentiel des tentatives de baiser forcé ou quelqu’un qui les regarde aux toilettes. Deux sur dix, 22 %, disent qu’on a essayé de les embrasser ou de les toucher.

22 %
des élèves du CE2 au CM2 disent que quelqu’un a essayé de les embrasser ou de les toucher

Les plus petits d’abord

Les coups aussi frappent d’abord les plus petits. 35 % des CE2 disent avoir été frappés, 27 % des CM2. L’enquête ne dit pas l’âge des auteurs, et filles et garçons se déclarent touchés dans des proportions proches. Ce sont des mots d’enfants, recueillis par questionnaire, et c’est leur force : personne n’a parlé à leur place.

Des mots d’enfants

Trois ans plus tôt, la première enquête nationale sur le harcèlement comptait 5 % d’écoliers harcelés. On ne mesurait pas la même chose. La question, elle, n’a pas changé. Qui écoute un enfant de huit ans quand il lève la main ?

D'après Éducation nationale et HugoDécrypte

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