France
Les artistes prennent la parole
Un rappeur à Bordeaux, cent signatures dans Politis, un hémicycle debout. Depuis que Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué à Trappes, la scène française refuse de se taire.
· N° 10

Les 26 et 27 octobre, à l’Arkéa Arena de Bordeaux, Orelsan a joué un morceau que personne n’avait encore entendu, des paroles sur le pays tel qu’il va, rapporte Sud Ouest. Les téléphones se lèvent, les extraits tournent dans la nuit. Le rappeur de Caen n’a pas commenté (mais nous, on adore).
Un inédit à l’Arkéa Arena
Mardi, près de cent personnalités signent dans Politis un texte qui appelle à « refuser le silence et l’indifférence », quatre jours après Trappes. Ils dénoncent la banalisation des discours racistes et font le lien avec le traitement médiatique du 17 octobre. Le suspect a dit aux enquêteurs avoir voulu s’en prendre aux « Noirs » et aux « Arabes » ; un exemplaire de Mein Kampf a été trouvé chez lui.
« Le racisme rend sourd à la souffrance et à la détresse, il nous déshumanise »Tribune de près de cent personnalités, Politis, mardi
Une tribune et une minute de silence
À 15 heures, l’Assemblée nationale observe une minute de silence pour Pengo Bossio Wangi. Un chanteur, cent signatures, un hémicycle debout. Quand les artistes parlent, le pays écoute-t-il autre chose que des chansons ?
D'après Sud Ouest, Politis et HugoDécrypte