Le monde regarde la France et y lit sa propre thèse
De Washington à Téhéran, les violences du 17 octobre font la une. Chaque capitale y trouve la preuve de ce qu’elle pensait déjà, et les marchés présentent la note.
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Lundi 19 octobre, « La France brûle » s’affichait à la une des journaux iraniens. Téhéran dénonçait la répression policière et appelait Paris à écouter sa jeunesse.
À Washington, Donald Trump a appelé la France à fermer ses frontières. Des voix officielles russes ont, elles aussi, accusé l’immigration. En Europe, les alliés de Paris sont restés discrets, à l’exception de dirigeants d’extrême droite qui y voient un argument de plus contre les migrations.
« Fermez vos frontières et reprenez le contrôle avant qu’il ne soit trop tard »Donald Trump, président des États-Unis
Londres se regarde dans le miroir
Les journaux britanniques n’éprouvent « plus de plaisir » à voir la France dans cet état : Londres partage la même crise du pouvoir d’achat et de la dette. Pour le correspondant d’El País, le 17 octobre a signé « la mort du macronisme ». Les rassemblements pacifiques, eux, ont presque disparu du récit de nos confrères internationaux. Ces grandes chaînes relaient aussi des images imprécises, parfois sans lien avec les évènements des derniers jours.
Les marchés ont lu à leur manière. Lundi, le CAC 40 a perdu 1,1 %, et l’écart de taux avec l’Allemagne s’est encore creusé. Un pays se raconte-t-il encore lui-même quand le monde parle à sa place ?
D'après Courrier international, Le Grand Continent, Le Monde politique et RFI