Finance pharma
Quand la Bourse se réfugie chez les labos
Du 12 au 16 octobre, l’inflation américaine a fait trembler les marchés. Les grands laboratoires ont monté, les petites biotechs ont plongé. La semaine expliquée sans jargon.
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Mercredi 14 octobre, les États-Unis publient leur inflation de septembre, la hausse des prix sur un an : 3,7 %, selon le Bureau des statistiques du travail. Pour les marchés, c’est le signe que l’argent pourrait coûter plus cher. Ce jour-là, à Wall Street, la santé est l’un des trois seuls secteurs en hausse, une nouvelle fois.
Le refuge des grands
Pourquoi les labos ? Ils vendent des médicaments dont on a besoin, crise ou pas. Quand l’inquiétude monte, les investisseurs achètent ce qui rapporte déjà. Sur la semaine, l’indice de la pharma mondiale gagne 3,5 %, quand celui des petites biotechs américaines perd 6,1 %. Quand l’argent coûte plus cher, ces jeunes sociétés souffrent les premières.
L’emploi, l’autre colonne
Le britannique GSK montre l’autre face. Le 14 octobre, il annonce jusqu’à 1 217 suppressions de postes en Belgique, et son action finit la semaine en hausse. Un cours ne dit jamais pourquoi il monte, et il ne soigne personne de plus. Pour les patients, rien n’a changé en cinq jours. Pour des salariés belges, beaucoup.
D'après Bureau des statistiques du travail, Yahoo Finance et Reuters