Mardi 20 octobre 2026 · N° 3

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Pharma et santé

Finance pharma

Quand la Bourse se réfugie chez les labos

Du 12 au 16 octobre, l’inflation américaine a fait trembler les marchés. Les grands laboratoires ont monté, les petites biotechs ont plongé. La semaine expliquée sans jargon.

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GSK House, siège du groupe près de Londres
GSK House, siège du groupe près de Londres · giggel · CC BY 3.0

Mercredi 14 octobre, les États-Unis publient leur inflation de septembre, la hausse des prix sur un an : 3,7 %, selon le Bureau des statistiques du travail. Pour les marchés, c’est le signe que l’argent pourrait coûter plus cher. Ce jour-là, à Wall Street, la santé est l’un des trois seuls secteurs en hausse, une nouvelle fois.

1 217
postes que GSK veut supprimer en Belgique, annonce du 14 octobre

Le refuge des grands

Pourquoi les labos ? Ils vendent des médicaments dont on a besoin, crise ou pas. Quand l’inquiétude monte, les investisseurs achètent ce qui rapporte déjà. Sur la semaine, l’indice de la pharma mondiale gagne 3,5 %, quand celui des petites biotechs américaines perd 6,1 %. Quand l’argent coûte plus cher, ces jeunes sociétés souffrent les premières.

L’emploi, l’autre colonne

Le britannique GSK montre l’autre face. Le 14 octobre, il annonce jusqu’à 1 217 suppressions de postes en Belgique, et son action finit la semaine en hausse. Un cours ne dit jamais pourquoi il monte, et il ne soigne personne de plus. Pour les patients, rien n’a changé en cinq jours. Pour des salariés belges, beaucoup.

D'après Bureau des statistiques du travail, Yahoo Finance et Reuters

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