Lundi, devant les bureaux de Meta à São Paulo, quelques dizaines de manifestants dénoncent une « ingérence abusive dans la démocratie brésilienne ». Sérgio Amadeu, professeur à l’université fédérale de l’ABC, est l’un des organisateurs. Dimanche, Lula, président sortant qui brigue un quatrième mandat, affronte au second tour Flávio Bolsonaro, sénateur d’extrême droite et fils de Jair Bolsonaro.
1 600
publicités politiques irrégulières sur Meta entre juillet et septembre
Des publicités désactivées par erreur
Le camp de Lula accuse les algorythmes de Meta de favoriser son adversaire et demande sa disqualification. Meta dément, et reconnaît seulement avoir désactivé par erreur des publicités de la campagne de Lula. Son propre conseil de surveillance relève des « dysfonctionnements récurrents » dans sa modération.
« Il y a une ingérence abusive dans la démocratie brésilienne »Sérgio Amadeu, professeur à l’université fédérale de l’ABC
1 600 annonces hors la loi
Une étude du NetLab, à l’université fédérale de Rio de Janeiro, compte au moins 1 600 publicités politiques irrégulières entre juillet et septembre, surtout financées depuis les États-Unis, pour 171 millions de vues. Au Brésil, seuls un parti, un candidat ou une coalition peuvent acheter de la publicité électorale. Qui gouverne un pays quand son débat passe par la plateforme d’un autre ?