Vendredi 23 octobre 2026 · N° 6

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Pharma / Santé

Pharma et santé

Le vaccin contre le mélanome

Le vaccin personnalisé de Moderna et Merck réduit de 42 % le risque de rechute, l’action perd 25 %.

· N° 6

Une injection à l’Hospital das Clínicas de São Paulo
Une injection à l’Hospital das Clínicas de São Paulo · Governo do Estado de São Paulo · CC BY 2.0

À Madrid, les résultats ont fuité avant l’heure. Moderna et Merck y ont présenté jeudi l’essai de leur vaccin à ARN messager contre le mélanome, l’intismeran autogène. Associé au Keytruda, l’immunothérapie de Merck, il réduit de 42 % le risque de rechute ou de décès par rapport au Keytruda seul, après 24,6 mois de suivi médian, chez des patients opérés.

42 %
de risque de rechute ou de décès en moins

34 cibles pour une seule tumeur

Le principe tient du sur-mesure. On séquence la tumeur du patient pour repérer jusqu’à 34 marqueurs propres aux cellules cancéreuses, puis l’ARN messager apprend aux lymphocytes à les traquer, avec la technologie des vaccins contre le Covid-19. Le risque de métastases à distance baisse de 38 %.

Le bon résultat qui coûte 25 %

Les analystes attendaient entre 40 % et 50 %. L’action Moderna a pourtant chuté de près de 25 %, Merck d’environ 1 %. Un analyste de William Blair parle d’une vente sur la nouvelle, quand TD Cowen juge les données de nature à changer la pratique. D’autres essais suivent dans le poumon, la vessie et le rein. Un progrès contre le cancer vaut-il moins quand tout le monde l’attendait ?

Siège de Moderna, Cambridge (Massachusetts)
Siège de Moderna, Cambridge (Massachusetts) · Fletcher · CC BY 4.0

D'après BioPharma Dive, STAT News et Endpoints News

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