Jeudi, à l’Élysée, Emmanuel Macron sort d’un conseil de sécurité avec une consigne : « la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir ». Pour la journée de samedi sur le pouvoir d’achat, seuls les syndicats auront le droit de défiler, sur des parcours qui contournent les centres-villes. Lyon et Marseille sont interdits de cortège, le centre de Lille aussi.
80 000
policiers et gendarmes mobilisés samedi, 20 000 de plus que le 17
80 000 uniformes pour une journée
Environ 80 000 policiers et gendarmes seront mobilisés, 20 000 de plus que le 17 octobre, avec le GIGN, la BRI, le RAID, des hélicoptères, des canons à eau et des blindés. Patrice Faure, le préfet de police de Paris, invite élus et commerçants à recourir, « s’ils le peuvent », à la sécurité privée.
La parole aux lycéens, la rue aux syndicats
Depuis le 17 octobre, 2 700 personnes ont été placées en garde à vue et 217 incarcérées, selon Gérald Darmanin. À Matignon, Sébastien Lecornu a parlé ordre public avec les partis, pas revendications. Le président reçoit les lycéens vendredi. Peut-on rendre la parole à une jeunesse le jour où l’on retire la rue ?