Le pape repart
Trois semaines après avoir perdu une partie d’un poumon, Léon XIV s’envole pour douze jours en Amérique latine. En Californie, 548 peines de mort commuées.
· N° 16

Un homme de 71 ans qui a subi une opération, dit le Vatican, pas un malade. Le mois dernier, un scanner de routine a trouvé une tumeur ; les chirurgiens ont retiré le lobe inférieur du poumon droit de Léon XIV, sans que le cancer se soit propagé. Ce vendredi, il décolle pour douze jours : l’Uruguay, sans pape depuis quarante ans ; l’Argentine de François, où Javier Milei l’attend « avec une immense joie » ; puis le Pérou, ses vingt ans de prêtre et d’évêque. Dans les trois pays, il verra des victimes d’abus du clergé.
548 signatures
À Sacramento, Gavin Newsom a signé d’un trait 548 commutations : perpétuité sans libération pour tous les condamnés à mort de Californie, un quart de ceux du pays, dans un État qui n’a plus exécuté personne depuis 2006. « Un système incapable d’être appliqué équitablement », écrit le gouverneur démocrate, candidat probable en 2028.
Un Rafale au-dessus d’Évreux
Au-dessus de la Normandie, jeudi vers 9 h 30, un Rafale et un Mirage 2000 ont escorté un Airbus Dublin-Rome jusqu’à la base d’Évreux : 157 personnes à bord, une alerte à la bombe, des démineurs pour rien. Au moins 27 vols ont été visés dans la journée, et quatre de plus vendredi au-dessus de la France, par des courriels anonymes, sans qu’aucune preuve désigne la Russie ni l’Iran. Un pape qui repart, un gouverneur qui gracie, un avion qui se pose : lequel des trois a demandé le plus de courage ?

D'après BBC, Le Monde, Numerama, France 24 et Foreign Policy