Marchés
Wall Street lâche l’IA
Deux jours après la victoire démocrate, le Nasdaq a perdu 5,52 % en une séance, et Tokyo a suivi. Le coupable a un nom d’électeur : le centre de données.
· N° 16

En Caroline du Sud, la démocrate Annie Andrews a gagné son siège de sénatrice en surnommant sa rivale « data center Darline ». Mardi, 56 % des électeurs ont cité l’intelligence artificielle et les centres de données, ces hangars à serveurs qui boivent l’électricité, parmi les raisons de leur vote, selon CNBC. Le Texas vient d’élire une gouverneure qui promettait un moratoire. Jeudi, Wall Street a lu les bulletins.
« Data center Darline »
Le Nasdaq a cédé 5,52 %, le S&P 500 4,36 %, et 2 500 milliards de dollars ont disparu en une séance ; l’indice technologique est plus de 11 % sous son record d’octobre, une correction. Bernie Sanders réclame un moratoire nationale sur les centres de données. OpenAI a répondu dans la nuit : elle paiera toute son électricité et renonce aux clauses de secret avec les élus.
Brockman choisit son jour
Le même jour, Greg Brockman, le président d’OpenAI, jugeait son entreprise prête pour la Bourse en 2027, et Tom Barkin, de la Réserve fédérale, annonçait des hausses de taux. À Paris, le CAC 40 a pris 0,34 %, et Mistral AI s’offrait SkipLabs sans dire le prix. Le Nasdaq reste en hausse de 4,6 % depuis janvier, ce qui dit d’où il revient. Quand la bulle se dégonfle, qui respire mieux ?

D'après Le Monde, CNBC, The Verge, TechCrunch, L’Usine Digitale et Les Échos